La Martinique abrite certains animaux caractéristiques qui sont pour la pluspart importés.
Le Manikou ( Didelphis marsupialis)

Origine et diversité des « Manikou » :
Les manikous, de leur nom vernaculaire sarigue (appelés pians en Guyane), sont des mammifères marsupiaux1 tout comme le kangourou roux (
Macropus rufus) et le koala (
Phascolarctos cinereus). On les rencontre en Amériques du Nord au Sud. Le terme générique « manikou » est propre à la Martinique et désigne l’espèce de sarigue à oreilles noires ou
Didelphis marsupialis.
Apparence :
La longueur de la tête à l'arrière-train va de 30 à 45 cm et la longueur de la queue varie de 30 à 45 cm. Il pèse entre 500 g et 1,5 kg.
Alimentation :
C'est un animal terrestre et arboricole, solitaire et nocturne que l'on rencontre dans tous les milieux : forêts primaires et secondaires, savanes, mais aussi en ville où il n'hésite pas à entrer dans les maisons pour fouiller les ordures ménagères. Il est omnivore : son régime alimentaire est composé de petits vertébrés, d'insectes, de vers et de fruits.
Reproduction :
L'ordre des Marsupiaux (du grec marsipos, sac) est un ordre de mammifères, chez lesquels la femelle de beaucoup d’espèces possède une poche abdominale, appelée aussi marsupium, dans laquelle elle porte son petit après sa naissance. Le petit, né dans un état de développement très incomplet, reste dans cette poche, attaché à une mamelle de sa mère, jusqu'à ce qu'il puisse se nourrir par lui-même. Chez les manikous, les femelles donnent naissance à des larves qui pèsent à la naissance 0,2 grammes soit 5000 fois moins que leur mère (qui elle pèse en moyenne 1 kg). Pour qu’un jeune manikou atteigne 50 grammes, soit 20 fois moins que sa mère, il lui faudra passer de 60 à 70 jours d’élevage dans la poche marsupiale. Le développement et la croissance des marsupiaux sont donc très particuliers, et les jeunes manikous vont connaître trois environnements avant de pouvoir quitter leur mère. D’abord une courte gestation qui dure environ 13 jours ; puis un séjour de 60 à 70 jours dans la poche, et finalement un élevage de 8 à 12 jours dans un nid rudimentaire. A ce moment, à l’âge d’environ 12 à 13 semaines, les jeunes manikous pèsent de 80 à 120 grammes, et quittent leur mère pour mener leur vie. La longévité en milieu naturel est estimée à 2 ans et demi.
Des manikous et des hommes
La principale menace qui pèse sur le manicou de la Martinique est engendrée par la circulation automobile nocturne. A la Martinique, le trafic routier s’est considérablement accru depuis une dizaine d’années amenant des déplacements plus fréquents des automobilistes à partir de 5h du matin (levée du soleil vers 6h) ainsi que le soir après la tombée de la nuit afin d’échapper aux bouchons pour se rendre ou quitter la capitale Fort de France. Par exemple, en 12 jours de prospection systématique sur un tronçon de 25 kms du Diamant à Trois îlets, 25 manikous ont été victimes de la circulation. Le manikou fait partie des traditions culinaires de la Martinique et il semble, bien qu’il bénéficie d’un statut de protection, qu’il soit encore consommé.
Document réalisé par Jean-François Maillard, Office National de le Chasse et de la Faune Sauvage
Les matoutous -Acanthoscurria antillensis:
Sa principale ennemie est la guèpe Pepsis, redoutable tueuse de mygale par son mode de reproduction. Elle pond à l’intérieur de celle ci, une larve qui se nourrit de son hôte.
Cette espèce est assez agressive et mord sans prévenir !
Habitat :
C'est une mygale terricole qui vit exclusivement dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Ilets. On commence tout de même à en trouver un peu partout sur l'île. La température nocturne varie suivant la saison de 20° à 24° C et la température diurne de 28° à 33° C. L'hygrométrie ambiante est en moyenne de 80%. Elle creuse un terrier à l'aide de ses chélicères, ces terriers peuvent être très profonds !
Apparence :
Adulte, elle mesure 7 cm et a une envergure de 15 cm. Elle est de couleur brune, assez claire avant la mue et foncée après la mue.
Alimentation :
Sa nourriture est composée de blattes ( Periplaneta americana ), de lézards ( Anolis roquet ), de grillons, d’iules et toutes sortes de petits animaux passant à proximité du terrier, tels que geckos ou jeunes souris.
Reproduction :
La reproduction est assez facile. La femelle est tolérante par rapport au mâle, elle fait son cocon 4 mois en moyenne après l'accouplement. L'incubation est de l'ordre de 3 mois. Les mygalons, environ 600, sont très petits et très longs à se développer.
Acanthoscurria antillensis dans son millieu naturel
Les matoutous - Avicularia versicolor:
Cette espèce est relativement calme et peu agressive. Il faut également savoir que l’
Avicularia versicolor est protégée localement. Donc capture et détention strictement interdite ici en Martinique.
Habitat :
Celle-ci par contre est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. La température nocturne varie suivant la saison de 18° à 22° C et la température diurne de 27° à 30° C. L'hygrométrie est de l'ordre de 90 à 100%. Elle vit donc exclusivement dans les arbres où elle y fabrique un nid en forme d'entonoir Y. Plusieurs spécimens adultes peuvent vivre sur le même arbre sans problème.
Apparence :
Adulte, elle mesure 6 cm et a une envergure de 12 cm. C'est une des plus belles mygales du monde. Le céphalotorax est vert métallique, l'abdomen est grenat, les pattes sont marrons recouvertent de poils rougeâtres.
Alimentation :
Sa nouriture est composée d'Anolis roquet et de blattes.
Reproduction :
L'accouplement est périlleux pour le mâle. Si la femelle n'est pas réceptive, elle le dévorera sans pitié ! Par contre, si elle répond à ses avances en tapotant la paroi sur laquelle elle se trouve, il n'y a aucun problème. Elle fait son cocon environ 3 mois après l'accouplement. Les jeunes naissent environs 2 mois plus tard. Les mygalons, environs 150, sont bleus et blancs et grandissent rapidement.
Avicularia versicolor dans son millieu naturel
Tiré du site:
http://perso.orange.fr/patrice.raymond.martin./lesmart.htm Le Trigonocéphale ou bothrops lanceolatus :
Apparence :
C’est un serpent très vénimeux, de la sous-famille des crotalinae du genre bothrops, genre répandu en Amérique du Sud et aux Antilles. Le trigonocéphale est spécifique à l'île de la Martinique. Les adultes mesurent en général 1 mètre, mais certains individus peuvent exceptionnellement atteindre 2 mètres. On l'appelle aussi fer de lance de la Martinique, il doit son nom usuel à sa tête pointue en forme de lance et aux marques triangulaires qui ornent son corps et lui servent de camouflage. En Amérique centrale, on le nomme barba amarilla, « barbe jaune », en raison de son menton jaune caractéristique. Très dangereux pour l'homme en cas de morsure, le trigonocéphale est cependant rare, faites tout de même attention il est moins rare de l’apercevoir en canyonning.
Habitat :
En fait, il fréquente essentiellement les forêts et les plantations où il mène la chasse contre ses proies habituelles, oiseaux et petits rongeurs.
Serpent fer-de-lance
Alimentation :
Il chasse essentiellement des petits oiseaux et des mammifères.
Reproduction :
Les femelles donnent naissance à 70 jeunes ou plus.
Attention :
Comme beaucoup d'autres vipères, ce serpent se défend s'il est attaqué, et son venin est mortel pour l'homme et il est de nature assez agressive.
Tiré du site: http://fr.wikipedia.org/wiki/Trigonoc%C3%A9phale
La mangouste :
La petite mangouste d'Inde (Herpestes edwardsi) est l'espèce la plus courante de mangouste. Elles ont été introduites en Martinique, pour débarrasser les plantations de canne à sucre des rats et serpents.
Apparence physique :
Ce petit mammifère carnivore mesure entre 23 et 65 cm de long et sa coloration est dans les tons gris ou bruns. Il est doté d'un museau pointu, d'une longue queue et de courtes pattes. Les mangoustes vivent de sept à douze ans dans la nature, mais en captivité elles peuvent dépasser vingt ans.
Localisation géographique :
A l'origine, la mangouste pouvait se trouver en Afrique, sur l'île de Madagascar, dans la péninsule Ibérique, en Asie méridionale ou encore en Chine.
L'homme l'a introduit par la suite dans les îles Hawaii, en Nouvelle-Zélande, dans les Antilles, etc... afin de combattre les rats et les serpents venimeux.
Cependant, cette introduction a eu des effets dévastateurs car les mangoustes ont détruit une bonne partie de la faune locale. De plus, elles peuvent être dangereuses pour les animaux domestiques.
Alimentation :
La mangouste est un carnivore. Selon ce qu'elle va trouver, elle se nourrira d'invertébrés, de petits mammifères, d'oiseaux, d'amphibiens, de serpents. Elle complétera son alimentation par des végétaux.
On peut aussi signaler qu'elle est capable de tuer les serpents. Elle n'a pas d'immunité contre les poisons, mais doit sa survie face à se redoutable adversaire à sa rapidité et grâce à son pelage qui est très dur. De plus, elle peut supporter une très grande quantité de poison.
Reproduction :
Les mangoustes peuvent se reproduire 3 à 4 fois par an. L'accouplement est précédé d'une parade très complexe qui peut durer plus d'1 heure. La femelle met bas à une portée de 2 à 5 petits.
La mangouste et le trigonocéphale :
Au XIXe siècle, la mangouste a été importée des Indes (Herpestes edwardsii) pour combattre le "trigo". Or ces deux ennemis ne vivent pas aux même heures et donc, en mal de prédation, la mangouste, qui par ailleurs n'apprécie guère la chair des serpents, s'est rabattue sur les poules et les œufs, toute sorte d'œufs, au point que nombre d'oiseaux, comme les perroquets, ont disparu de l'île.
Tiré des sites:
http://laetitichat1.free.fr/dwd/mangouste.php
www.antilles-martinique.com/mangouste.html